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" Le futur appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves. "
Moi des rêves, j'en construisais à la pelle. Comme des châteaux de sable, je voyais presque mes songes se bâtir sous mes yeux. Quelques couleurs qui reviennent, des notes qui s'égrènent dans ma tête, et un sourire réapparaissait sur mon visage. Et puis, comme sur la plage, une vague arrive. Bouffée de fraîcheur dans un monde étouffant, bonne dose d'oxygène. Et elle repart comme elle est arrivée.. emportant nos rêves avec elle, ne nous laissant qu'un tout petit bout de nous. On se promet que plus jamais nous ne nous ferons la bêtise de croire aussi fort en quelque chose. Nous nous efforçons de ne plus nous attacher à qui que ce soit, et à ne pas accorder trop d'importance à tout ce qui croise notre chemin. Mais il suffit d'une personne, d'une parole, d'une promesse, pour que nos plus profondes convictions tombent en miette et qu'une deuxième fois, nous ne nous laissions prendre à ce jeu. Certes, il est plus facile de se laisser emporter par le courant que d'y résister. Mais nous ne devrions pas oublier qu'il finira par nous faire perdre pied...
Dans un morceau de verre, j'entrevois mon reflet, sale. J'essuie la couche de poussière qui recouvre ma trouvaille mais rien n'y fait, mes yeux sont toujours aussi ternes. Est-ce bien ces yeux qui tout à l'heure distribuaient des milliers de sourires?! Une larme, crasseuse, s'échappe. Mais c'est au coin d'un sourire qu'elle vient s'évanouir. Je frissonne. Sûrement le froid, me dis-je, tout en sachant que la température n'y est pour rien. Mais je me dirige quand même vers la fenêtre, avec un tout petit espoir, quand même, que si je ferme la fenêtre la glace qui enserre mon coeur commencera à fondre. Je pose ma main sur la poignée, mais ne termine pas mon geste. Dehors, les étoiles brillent.. La plus grande partie de moi se trouve là-haut, je crois, avec eux. Je ne suis pas croyante, je n'aime pas l'idée d'un paradis qui se trouverait dans le ciel. Mais j'aime juste l'idée qu'ils ne sont pas si loin de moi que ça, à portée de vue en tout cas. Une étoile filante file et s'évanoui au milieu des nuages. J'aurais bien voulu la retenir... Enfin bon, ça sera pour une autre fois, je ferme la fenêtre et me couche. Les relents de mes cauchemars envahissent la pièce, et les silences se répercutent sur les murs, c'est insoutenable. Nous les connaissons si bien ces longues nuits où personne n'est là pour tenir nos craintes à distance. Les larmes qui coulent le long de mes joues me brûlent la peau. Je me consume, je me vois disparaître, sans même savoir pourquoi.
J'ai peur. J'ai si peur..
Et je sais qu'il suffirait d'un mot, de vos présences pour que j'oublie. Pourtant, ça me parait aberrant d'oublier que tout s'écroule, que je reconstruis sur des décombres. Mais comme nous le disions si bien, "Nous n'avons pas tout perdu, il est trop tôt pour que nous ayons déjà vraiment eu quelque chose". Il m'en faut si peu pour m'envoler au delà de mes rêves. D'ailleurs c'est bien connu, le sourire est terriblement contagieux. Je n'ai pas envie d'en dire plus. Et puis, le moral qui baisse et certaines personnes qui le remontent, tout le monde connait..
Alors pour terminer, je vous dirai juste que je vais bien ?